Leo W. Gerard

Fils d’un mineur et militant syndical, Leo W. Gerard a fait ses débuts à la fonderie de nickel dans sa ville natale de Sudbury (Ontario) à l’âge de 18 ans. Il a fait des études en économie et en sciences politiques à l’Université Laurentienne, qui lui a plus tard décerné un doctorat honorifique en droit. Leo a aussi reçu des doctorats honorifiques de l’Université de Guelph et de l’Université Brock.

Fils d’un mineur et militant syndical, Leo W. Gerard a fait ses débuts à la fonderie de nickel dans sa ville natale de Sudbury (Ontario) à l’âge de 18 ans. Il a fait des études en économie et en sciences politiques à l’Université Laurentienne, qui lui a plus tard décerné un doctorat honorifique en droit. Leo a aussi reçu des doctorats honorifiques de l’Université de Guelph et de l’Université Brock.

Aucun dirigeant n’a campé sur ses positions ni lutté avec autant d’acharnement que le président international sortant Leo W. Gerard afin de créer de bons emplois syndiqués permettant aux familles de la classe moyenne et à leurs collectivités de subvenir à leurs besoins, et de les préserver.

Déterminé à faire avancer la lutte pour de bons emplois sécuritaires, Leo a axé les efforts du Syndicat des Métallos sur la négociation collective stratégique dans les industries du papier, de l’acier, du caoutchouc et d’autres secteurs clés, tout en s’opposant au commerce déloyal et en renforçant le pouvoir du syndicat par l’action politique et des alliances internationales.

Leo Gerard a été nommé président international le 28 février 2001 par le Bureau exécutif international du syndicat, remplaçant George Becker, qui avait pris sa retraite. Au mois de novembre de cette même année, Leo a été élu par acclamation dans le cadre d’élections à l’échelle du syndicat et il a servi à titre de président international jusqu’à sa retraite le 15 juillet 2019.

Antérieurement, Leo Gerard avait a agi à titre de secrétaire-trésorier international (1994-2001) du syndicat, de directeur national pour le Canada (1991-1994) et de directeur du district 6 en Ontario (1986-1991).

Immédiatement après son entrée en fonction, Leo Gerard a engagé le syndicat dans la voie d’un militantisme renouvelé, en exigeant – et en obtenant – l’intervention du gouvernement pour que cesse le flot sans précédent d’importations illégales d’acier et en négociant des conventions collectives inédites qui l’ont établi en tant que force décisive dans la consolidation humanitaire de l’industrie.

Grâce à des fusions et à un engagement permanent envers le recrutement, sous la direction de Leo, le Syndicat des Métallos est devenu le plus grand syndicat industriel en Amérique du Nord, comptant maintenant 850 000 membres.

Sur le front politique, les efforts du syndicat en vue de faire élire des responsables politiques favorables aux travailleurs lui ont ouvert des portes partout au Canada et aux États-Unis qui lui étaient anciennement fermées.

Sous sa gouverne, le Syndicat des Métallos a déposé plus de plaintes aux termes des lois commerciales que tout autre syndicat ou entreprise. Ces plaintes réclament des sanctions contre les entreprises étrangères qui reçoivent des subventions illégales de leur gouvernement et vendent des marchandises à des prix d’éviction sur les marchés américains.

Durant la présidence de Leo Gerard, le syndicat a accru son pouvoir en fusionnant avec le Syndicat américain des travailleurs de plomb de l’Amérique du Nord, le Syndicat des travailleurs de l’industrie du bois et leurs alliés (STIBA), le syndicat des travailleuses et travailleurs du papier, des produits chimiques, de l’énergie et des industries alliées (PACE), la Fraternité des préposés à l’entretien des voies au Canada, le Syndicat des travailleurs en télécommunications (STT), l’Union internationale des travailleurs du verre, mouleurs, poterie, plastique et autres (GMPIU) et d’autres petits syndicats indépendants.

En reconnaissance des stratégies de plus en plus mondialisées des employeurs multinationaux, Leo s’est employé à forger des alliances stratégiques et des réseaux de syndicats mondiaux à l’échelle de la planète. Il a joué un rôle déterminant dans l’établissement du premier syndicat transatlantique, Workers Uniting, une création du Syndicat des Métallos et de Unite the Union, le plus grand syndicat industriel en Grande-Bretagne et en Irlande. Le nouveau syndicat compte 3,4 millions de membres actifs et retraités.

Il a aussi conclu d’autres alliances avec IG Metall, le syndicat des métallurgistes de l’Allemagne, le syndicat des travailleuses et travailleurs australiens (AWU), le syndicat des employés forestiers, de la construction, des mines et de l’énergie de l’Australie (CFMEU), la CNM-CUT, le plus grand syndicat de métallurgistes au Brésil, et le SNTMMSRM ou Los Mineros, le syndicat national des mineurs, des métallurgistes et des travailleurs des secteurs connexes du Mexique.

Cofondateur de BlueGreen Alliance, qui a précédé Blue Vert Canada, Leo Gerard a aussi été élu vice-président de la FAT-COI en 2001.